Excel tient le stock d’une entreprise plus longtemps qu’on ne le croit, et il n’y a aucune honte à commencer ainsi. Le problème n’est pas le tableur, c’est le moment où on ne le quitte pas.
Le signal d’alerte est précis : à partir du moment où deux personnes modifient le même fichier, le tableur commence à perdre des données — silencieusement, ce qui est le pire des cas. Il n’avertit pas, il n’enregistre pas de conflit, il écrase. Vous découvrez l’écart à l’inventaire, trois mois plus tard, sans pouvoir remonter à sa cause.
Le deuxième signal est l’écart récurrent entre le stock théorique et le stock réel. Un écart ponctuel est une erreur ; un écart systématique est un processus qui ne tient pas. Un vrai système ne supprime pas les écarts, mais il permet de savoir quand et où ils sont apparus, ce qui est la seule façon de les corriger.
Ce qu’un logiciel de stock change au quotidien tient en trois points. Chaque mouvement est daté et attribué, donc traçable. Les seuils d’alerte déclenchent le réapprovisionnement avant la rupture plutôt qu’après. Et la vente — au comptoir comme en ligne — diminue le stock automatiquement, ce qui met fin au scénario le plus coûteux du commerce : vendre en ligne ce qu’on vient de vendre en rayon.
Le passage ne doit pas être brutal. Reprendre l’historique d’un tableur demande un vrai travail de nettoyage — doublons, désignations variables, unités incohérentes — et c’est le poste que les devis masquent le plus volontiers. Demandez qu’il soit chiffré séparément.